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Les gladiateurs

LES GLADIATEURS

 

  1. Définition
  2. Les différents types de gladiateurs
  3. Les combats
  4. La révolte de Spartacus
  5. Sources

 

  1. Définition

 

Les gladiateurs (du latin gladiatores, de gladius, glaive), signifiant « combattants à l'épée », ou « épéistes ») étaient dans la Rome antique des combattants professionnels qui s'affrontaient par paires bien définies. C’étaient le plus souvent des prisonniers de guerre, des criminels condamnés à mort ou alors des esclaves mais il y avait aussi des volontaires qui combattaient pour l’argent, l’honneur ou encore le prestige. Les combattants volontaires perdaient leurs droits civiques lorsqu’ils étaient citoyens romains.

 

Il est évident que l’attrait de l’argent était l’un des mobiles qui animaient les gladiateurs, mais il y avait aussi l’attrait d’une nourriture meilleure et surtout l’espoir d’être libre, d’acquérir cette liberté pour laquelle on se battait.

 

Le gladiateur était lié à son maître par une sorte de contrat par lequel il vouait sa vie en échange d’argent, de popularité et de nourriture. Mais contrairement aux acteurs de théâtres ou aux auriges (conducteurs de chars), le gladiateur devait toujours remettre sa vie en jeu. S’il arrivait vivant à la fin de son contrat, il était alors libéré et recevait une épée en bois.

 

  1. Les différents types de gladiateurs

 

Parmi les gladiateurs, on distingue plusieurs « armes».

 

  • Les Samnites, lourdement équipés, portent un bouclier (scutum) et une épée (spata); ils sont coiffés d'un casque et munis de jambières.
  • Les Thraces, casqués, se protègent par un petit bouclier rond (parma) et manient un poignard (sica).
  • Les Gaulois et les Myrmillons, coiffés d'un casque, ont un armement très réduit.
  • L’hoplomaque apparut à l'époque impériale, il combattait avec un petit bouclier rond ainsi qu'une lance.
  • Enfin, les Rétiaires, les plus humbles, sont simplement dotés d'un filet et d'un trident.

 

Ces gladiateurs peuvent être opposés à des fauves : ce sont alors les chasses (venationes). Le plus souvent, ils combattent entre eux et généralement un rétiaire est opposé à un Thrace ou à un Samnite : ce sont les duels de l'hoplomachie. Dans ce cas, on fait souvent combattre plusieurs paires de gladiateurs en même temps. La veille, un plantureux banquet, qui pour beaucoup est le dernier, réunit les combattants.

 

  1. Les combats

 

« Le munus commence par une parade: les gladiateurs font le tour de l'arène en ordre militaire, vêtus de chlamydes teintes de pourpre et brodées d'or; ils ne portent pas leurs armes.

 

A partir du début du principat, en passant devant la loge impériale, ils saluent, main droit tendue, prononçant la célèbre formule Ave, Imperator (ou Caesar), morituri te salutant, «Bonjour, empereur, ceux qui vont mourir te saluent».

 

On procède alors à la vérification des armes (probatio armorum), on les distribue et on tire au sort les paires de combattants. Un orchestre composé de flûtes, de trompettes et de cors accompagne le spectacle.

 

Dès le premier engagement, les paris sont ouverts parmi les spectateurs ; c'est dire avec quelle passion bruyante ils suivent le combat. Un instructeur est présent dans l'arène, il excite l'ardeur des hommes par ses cris («frappe», « égorge » ), voire réveille les courages défaillants par des coups de lanières de cuir ou par des brûlures au fer rouge. Le public, tremblant pour ses enjeux, est haletant: il excite son champion, il commente les coups portés à celui pour lequel il n'a pas parié : « il est touché ! » (habet ou hoc habet). Il éprouve une joie barbare à la victoire de leur champion, lorsque son adversaire s'écroule victime d'un coup mortel. Souvent, le vaincu n'est qu'étourdi ou blessé; il s'étend alors sur le sable, après avoir déposé ses armes, et lève la main gauche pour demander sa grâce. Théoriquement, il appartient au vainqueur de la lui accorder ou non. Mais la plupart du temps, il prend l'avis de la foule. Si les spectateurs estiment que le vaincu s'est bravement battu, ils peuvent lui laisser la vie sauve; pour cela, ils agitent leurs «mouchoirs», lèvent le doigt et crient « renvoie-le » (mitte). S'ils considèrent au contraire que le vaincu a fait preuve de mollesse, ils tendent le poing, pouce tendu vers le bas (pollice verso), en hurlant «égorge-le» (jugula) . Dans ce cas, le vaincu est achevé par son vainqueur ou par un esclave.

 

A l'époque impériale, la foule continue à manifester sa préférence pour l'une ou l'autre de ces deux solutions, mais c'est l'empereur qui décide en dernier recours. Lorsque l'homme a été égorgé (et on attend de lui qu'il meure avec élégance et dignité), des serviteurs déguisés en Charon ou en Hermès Psychopompe

font emporter la dépouille par des « employés des pompes funèbres » (libitinarii) . Il ne reste plus alors qu'à retourner le sable ensanglanté pour permettre de nouveaux massacres.

 

Le gladiateur victorieux est récompensé par des pièces d'or et des présents de prix; il traverse l'arène, sous les acclamations de toute la cavea. Il jouit d'une célébrité qu'on peut comparer à celle que goûtent les pantomimes et les auriges à la mode ; en particulier toutes les femmes en sont éprises ! Mais il devait de nouveau risquer sa vie dans d'autres combats avant d'obtenir le sabre de bois qui signifiait sa libération définitive.

 

Pendant la période des jeux, tout le jour, les massacres se succèdent. Il existe même des munera sine missione des «combats sans grâce accordée», c'est-à-dire des combats d'où nul gladiateur ne devait réchapper. Dès qu'un combattant a péri, un remplaçant est opposé à son vainqueur et on continue jusqu'à extermination totale.

 

L'amphithéâtre est aussi le lieu des exécutions capitales, qui peuvent revêtir des apparences de combats. C'est ainsi que les combats de midi opposent des voleurs, des assassins, des incendiaires qui devaient périr: chaque paire est composée d'un homme en armes et d'un autre simplement vêtu d'une tunique. Le résultat ne fait guère de doute; le vainqueur est désarmé et conduit devant un nouvel adversaire dûment armé. On continue jusqu'à ce que tous les condamnés aient péri.

 

Les chasses (venationes) sont de nature diverse. Il en existe d’inoffensives : ce sont des présentations de fauves apprivoisés et d'animaux savants. Des panthères sont attelées à des biges, des lions relâchent vivants des lièvres qu'ils ont happés dans leurs gueules, des tigres viennent lécher la main de leur dompteur, des éléphants s'agenouillent devant la loge d'honneur ... D'autres sont terribles : les bêtes féroces se livrent entre elles des combats sans merci : ours contre buffles, buffles contre éléphants, éléphants contre rhinocéros ... Le nombre des victimes peut être considérable : en 80 ap. J.-C., Titus inaugure le Colisée en donnant un munus où périssent quelque 5000 bêtes. Il existe enfin des chasses qui mettent aux prises fauves et gladiateurs ; certes, ces derniers risquent leur vie, mais ils sont souvent accompagnés d'une meute de chiens et armés de tisons enflammés, d'épieux, d'arcs, de lances et de poignards.

Le danger pour eux est considérablement réduit. Néron lui-même ne dédaigne pas de descendre affronter un lion, mais il s'agit d'un lion « préparé», c'est-à-dire d'une pauvre bête préalablement rendue inoffensive et destinée seulement à se faire massacrer. On sait enfin que lors des persécutions contre les chrétiens, on livrait aux fauves des groupes d'hommes totalement désarmés qui périssaient sans nul espoir d'échapper à leur sort. »

 

[*Extrait de Civilisation grecque et romaine de Ginette-Anne et Michel PAULIAT, p.388-389.]

 

  1. La révolte de Spartacus

 

La révolte servile eut lieu de -73 à -71. Elle fut menée par un esclave thrace, nommé Spartacus, à la tête d’une armée désordonnée mais déterminée composée de 60.000 hommes.

 

A l’origine se trouve la rébellion de quelques 80 hommes qui décident de fuir la maison du laniste Lentulus Batiatus. Trouvant des armes à Capoue et battant la milice locale, les esclaves se dirigent alors en Campanie, direction la ville de Naples. Cette mini-armée se renforce au fil de son avancée d’esclaves, affranchis ou non, des paysans. Se réfugiant au pied du Vésuve, 3 hommes se distinguent et prennent la tête du commandement : Spartacus, Crixus et Oenomaüs.

 

Les rebelles battent les légions romaines, notamment celles du préteur Gaius Claudius Glaber. Plus tard, les hommes se séparent, les Gaulois suivent Crixus en Apulie tandis que les autres restent avec Spartacus et se dirigent vers le Nord.

 

Le Sénat, affolé et décidant en finir fait appel au proconsul de la Gaule cisalpine Cassius. Ses 10.000 hommes sont battus par Spartacus dans la plaine du Pô.

 

Devant tant d’échecs, le commandant Crassus est appelé à l’aide par le Sénat. Contrôlant 4 légions et disposant de l’imperium, Crassus part à l’assaut de Spartacus. Après quelques revers, il arrive finalement à stopper et à battre les rebelles lors d’une bataille en Lucanie. Spartacus, blessé à la cuisse, ne se rend pas et meurt les armes à la main en -71. Son corps ne sera jamais formellement identifié.

 

  1. Sources

Définition : Les gladiateurs  Wikipedia

Les différents types de gladiateurs:  Wikipedia

Les combats:  Les combats

Spartacus: Wikipedia

Civilisation grecque et romaine de Ginette-Anne et Michel PAULIAT

2000 ans d'Histoire, émission de France Inter (1) et (2)

 

 

 

                                   

Ecrit par lizzy69 

Les gladiateurs

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